The Guardian sur les arrestations de Fifa: le changeur de jeu de football

Le comportement de la FIFA le mercredi était plein d’une logique si faussée. Mais, pas pour la première fois, la Fifa est en déni. Son président, Sepp Blatter, se concentrerait sur le congrès de Fifa venu le jeudi et le vendredi, l’occasion qui avait rassemblé ses acolytes avec tant d’attention afin que la police puisse les rassembler et à laquelle M. Blatter avait l’intention de chercher un cinquième mandat. Son chef était calme, coopératif et non impliqué, insista M. De Gregorio. Mais c’est comme ça que le fait de se débrouiller. La coordination internationale d’enquête de mercredi entre les États-Unis et la Suisse était en train de changer de jeu. La réaction de la Fifa rappelle les poulets qui courent après avoir perdu la tête: triste et peut-être compréhensible, mais totalement désespéré.

En dehors de la bulle de la Fifa, il n’y avait rien d’inattendu sur ce qui s’est passé mercredi.La seule surprise, c’est peut-être qu’elle a pris si longtemps. Mais, grâce au bon journalisme d’investigation, il y a eu peu de secret depuis des années sur la corruption de la mécontance qui se perpétue en soi qui est la Fifa. Deux générations de la FIFA et d’autres fonctionnaires ont collusion avec des organismes de marketing sportif grâce au paiement systématique de pots-de-vin et de pots-de-vin. La corruption est, tout simplement, ce qu’ils font. La Fifa est une organisation dont les membres ne pensent toujours pas qu’ils ont fait quelque chose de digne d’enquête en attribuant les Coupes du monde 2018 et 2022 en Russie et au Qatar.

M. Blatter se trouve au sommet de ce monticule de gravure à la vapeur. Il peut être calme. Mais il est fini. Ou il va ou la Fifa s’effondre – ou peut-être les deux.Comme l’ont indiqué mercredi les autorités américaines: «Le football international organisé doit commencer.» Cela ne se passera pas par une autre promesse sans valeur de la réforme interne de la FIFA. Les sponsors et les associations nationales de football doivent menacer un boycott et le signifier. Pourtant, sans cela, la survie du football international et même de la coupe du monde doit certainement être ouverte au doute.